Réformes militaires

Sous Philippe le Bon, les troupes bourguignonnes sont constituées principalement des fieffés et de leur suite, de mercenaires et occasionnellement de milices urbaines. Mais mobiliser ces troupes prenait du temps, les maintenir en service était difficile. Ce fonctionnement était insatisfaisant sur le plan militaire en particulier face à la France qui disposait déjà, depuis Charles VII, de troupes permanentes, dites « compagnies d’ordonnance ». Dans ce contexte, Charles jette les bases, en 1471, de ses propres compagnies d’ordonnance, s’ajoutant aux troupes préexistantes. Il renforce aussi considérablement la garde ducale.

Ces troupes d’ordonnance furent organisées initialement en s’inspirant du modèle français. Mais à partir de 1473, une nouvelle ordonnance réforme l’organisation de ces troupes en se basant sur le modèle italien composé d’escadres.

Un aspect notoire dans la composition des lances de ces troupes d’ordonnance est le rôle de plus en plus important accordé à l’infanterie. En effet, chaque lance est désormais composée d’un homme d’armes, un coustillier, un page, trois archers à cheval et trois hommes d’infanterie (1 piquenaire, 1 arbalétrier et 1 couleuvrinier).

On notera aussi l’importance croissante de l’artillerie en campagne, domaine qui est traité dans la rubrique consacrée à celle-ci.